« Je n'ai pas eu de douleur dans la poitrine quand j’ai fait mon infarctus. J’avais des douleurs gastriques au creux du sternum, je pensais que c'était une mauvaise digestion. J’ai aussi eu mal au milieu du dos, je pensais à mes vertèbres, qui m’avaient déjà fait souffrir. Je calmais la douleur avec une bouillotte, mais elle irradiait quand même. Je n'étais pas inquiète, mais un jour j’ai dû faire une pause au milieu de l’escalier car j’étais trop essoufflée. Je me suis dit qu’il fallait que j’arrête de fumer, mais je n’ai jamais pensé au cœur. A l’époque, j’étais stressée et je ne dormais pas beaucoup. Puis un jour je suis partie faire les courses et j’ai ressenti une douleur dans les deux bras, un peu bizarre. Ce n’était pas musculaire, je me sentais oppressée. Je me suis dit que c’était le stress, j’ai pris un médicament et j’ai passé la journée comme cela, pas très bien. Le soir, j’ai eu une douleur intercostale, mais je ne voulais pas déranger le Samu pour cela. Je me suis réveillée vers 1 h du matin avec une douleur et ma fille a insisté pour me conduire à l’hôpital. On m’a fait une radio des poumons, puis un électrocardiogramme… Et là, tout le monde est arrivé dans le box… J’étais en train de faire un gros infarctus. On m’a fait une coronarographie tout de suite et posé un stent. Si j’avais attendu plus longtemps, je ne serais plus là… »
« Janvier 2021, je pars passer quelques jours chez mes parents en Bretagne, sans enfant ni mari car ma maman est en chimio et nous ne sommes pas vus à Noël. Le Covid est là depuis bientôt un an. Je ne veux faire courir aucun risque à ma mère, donc les quelques jours qui précèdent mon voyage [...]
J’ai vécu une période de stress très intense lorsque j’ai perdu mon petit garçon à six mois de grossesse. C’était ma seconde grossesse en moins de deux ans, j’étais épuisée et j’ai eu beaucoup de mal à accepter ce deuil. Quelques semaines plus tard, j’ai eu des symptômes [...]
Il y a deux ans, je souffre depuis quatre semaines de céphalées intenses. Les douleurs s’amplifient, parfois des paresthésies et maladresses se manifestent mais on met ça sur le compte de la fatigue et en famille on en rit... A cette époque, j’étais étudiante infirmière, je faisais mon [...]