J’ai vécu une période de stress très intense lorsque j’ai perdu mon petit garçon à six mois de grossesse. C’était ma seconde grossesse en moins de deux ans, j’étais épuisée et j’ai eu beaucoup de mal à accepter ce deuil. Quelques semaines plus tard, j’ai eu des symptômes digestifs pendant plusieurs jours, avec une gêne gastrique et des nausées. J’étais en train de faire du vélo, lorsque j’ai ressenti une fatigue très intense. En revenant à la maison, j’ai eu de très fortes douleurs dans la poitrine. Mon mari m’a emmenée aux urgences. J’étais en train de faire un infarctus du myocarde. Une de mes artères coronaires était en train de se déchirer. Les médecins m’ont parlé de dissection d’une grosse artère du coeur, une forme typique m’ont-ils dit d’infarctus de la jeune femme. J’ai heureusement pu être sauvée grâce à l’intervention en urgence des équipes médicales. A ma sortie de l’hôpital, j’ai suivi des séances de rééducation cardio-vasculaire, qui m’ont fait beaucoup de bien. J’ai changé de contraception. Je devais reprendre mon travail à mi-temps, mais les démarches ont été stoppées avec le coronavirus. Depuis, je reste très stressée et je repousse toute activité physique, de peur que l’infarctus ne revienne. Je culpabilise de me sentir anxieuse, même si mon état médical s’est stabilisé. Je ferai du yoga dès que possible et j’ai commencé des séances de sophrologie.
« Ce jeudi, je dois aller faire des courses à Auxerre. Le matin, je lis dans le journal l'Yonne Républicaine qu’une opération de dépistage des maladies cardio-vasculaires pour les femmes se déroule à la salle Vaulabelle. Je prends le risque de m’y rendre sans rendez-vous préalable… [...]
« Janvier 2021, je pars passer quelques jours chez mes parents en Bretagne, sans enfant ni mari car ma maman est en chimio et nous ne sommes pas vus à Noël. Le Covid est là depuis bientôt un an. Je ne veux faire courir aucun risque à ma mère, donc les quelques jours qui précèdent mon voyage [...]
J’ai 61 ans et j’adore les sports extérieurs, la montagne, la nature. Même mon cancer du sein à 30 ans ne m’y a jamais fait renoncer, au contraire, cela a favorisé ma guérison. En 2017, dans un contexte de gros stress chronique familial et professionnel, je ressens soudainement des [...]