Après avoir fumé pendant 20 ans, j’arrête définitivement le 20 août 2024 à l'aide de substitut nicotiniques. En parallèle, je me relance dans le sport, tout en ayant un rythme soutenu à travers mon emploi dans une usine agricole et ma vie familiale à gérer avec deux filles en sport études.
Les arrêts de travail étant vus comme de la fainéantise, je vais au travail même quand je ne suis pas bien. Pour stopper mes envies de fumer, je me fixe le défi personnel de courir le semi-marathon de Paris 8 mois plus tard. Je préviens ma direction, qui m'autorise exceptionnellement un jour repos le lendemain de la course.
Quelques mois s’écoulent et je finis le marathon, malheureusement sans repos possible le lendemain, avec un travail qui est physique. J’ai beaucoup de courbatures aux jambes, la fatigue s'installe et je ne récupère pas. Deux semaines plus tard, au petit-déjeuner, j’ai une douleur en barre dans la poitrine qui va et qui vient, comme de gros spasmes, et je suis prise de vomissements. La douleur est insoutenable et je pars aux urgences.
A mon arrivée au CHU, l’électrocardiogramme est normal. Mais une heure plus tard la troponine est trop élevée. On me transfère immédiatement en soins intensifs, où l’on me pose un stent.
C’est un infarctus du myocarde, qui a pu être causé par les effets conjugués du tabac, du stress au travail et de la fatigue.
Six mois plus tard, je suis toujours en arrêt de travail et je pense à faire une reconversion.
« Quatre jours de plus, Mme Guyon, on ne serait pas en train de se parler aujourd’hui ». Ces mots sont ceux de mon cardiologue. Rien que de l’écrire ici me donne froid dans le dos. Le 2 juin 2024, je me promène en famille dans les champs qui longent notre maison. Au bout de 15 minutes de [...]
En mai 2022, après quelques semaines éprouvantes et une semaine particulièrement difficile au travail, je pars passer le week-end en famille en Normandie dans l’espoir de m’y ressourcer. Le dimanche au réveil, peu après avoir posé le pied au sol, je ressens des douleurs intenses dans la [...]
Je lis avec attention vos publications et les posts du Pr Claire Mounier-Vehier. Grâce à vos alertes sur le cœur des femmes, j’ai pu sauver l’une de mes amies. 60 ans, fumeuse, divorcée, avec du stress au travail, elle se plaint régulièrement d'une douleur diffuse dans le dos qui [...]