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ACTUALITE

Continuer à communiquer, nous professionnels de santé et grand public autour des 3 « A » d’Agir pour le Coeur des Femmes pour sauver encore plus de vies sur nos territoires

Le Dr Olivier Hoffman, Ancien Président du Collège National des Cardiologues Français CNCF
Porte Parole et responsable de la communication du CNCF, Président de l’Amicale des Cardiologues de Paris et sa Région et Ambassadeur d’Agir pour le Cœur des Femmes délivre régulièrement ces messages de prévention au sein de la communauté médicale autour de nos trois A du cœur : Alerter, Anticiper et Agir.

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Les maladies cardiovasculaires (MCV) sont devenues la première cause de mortalité chez la femme avec 200 décès par jour en France soit six fois plus importante que le cancer du sein.

C’est une urgence médico-sociétale en France mais aussi Europe avec près d’une femme sur deux atteintes de MCV : 20% cardiopathies ischémiques dues à une maladie des artères du cœur, les coronaires, 14% accidents vasculaires cérébraux (AVC) et 15% autres maladies CV dont l’artérite des membres inférieurs.

L’exposition croissante aux facteurs de risque (l’hypertension, l’hypercholestérolémie, le diabète, le tabac dès la première cigarette par jour, la sédentarité et le stress) est mise en cause et le moindre accès au dépistage cardio-vasculaire par rapport aux hommes.
Des situations à risque cardio-vasculaire, liées au risque hormonal, se surajoutent chez la femme avec notamment la ménopause précoce, l’endométriose, l’HTA et le diabète pendant la grossesse. De même, l’association tabac et contraception œstroprogestative multiplie le risque par 26 chez la femme de plus de 35 ans.

Maladie différente sur le plan physiopathologique, les symptômes de l’infarctus seront souvent atypiques (40% des cas) : douleur thoracique pas toujours constrictive, palpitations à l’effort, dyspnée, fatigabilité et parfois des signes digestifs comme nausée, vomissement ou douleur épigastrique.

Alors comment mieux repérer ces femmes, de plus en plus jeunes, qui sont à risque de faire un infarctus du myocarde ?
Eh bien, au-delà de l’interrogatoire et de l’examen clinique, du bilan biologique classique, du repérage du statut hormonal, une approche complémentaire est l’étude du score calcique coronaire calculé à partir d’un scanner thoracique sans injection. Cette étude permet une évaluation chiffrée de l’étendue des dépôts athéromateux calcifiés au niveau des coronaires.
- Soit le score calcique est nul ou inférieur à 100, le risque d’événement est de 1,5% à 10ans, à l’exception des hypercholestérolémies familiales.
- Soit le score calcique est compris entre 100 et 400, il y a de l’athérome débutant, le risque cardiovasculaire est plus élevé environ 15% à 10 ans et un traitement par statine est indiqué avec un objectif inférieur à 0,7g/l de LDL. L’aspirine est aussi indiquée en complément si le score calcique dépasse le seuil de 300.

- Soit le score calcique est supérieur à 400 : le risque CV est très élevé 25% à 10 ans, l’objectif LDL sera encore plus strict, inférieur à 0,55g/l et il y a dans ce cas une indication à la recherche d’une ischémie myocardique par scintigraphie, échographie d’effort ou IRM de stress. En fonction des résultats, se discutera une revascularisation par stent ou pontages.

Agir pour le Coeur des Femmes sensibilise et informe les femmes sur les MCV : « Alerter, Anticiper, Agir » les trois A qui permettront de sauver 10000 femmes en 5 ans.

Bravo au « Bus du Cœur des Femmes », qui au-delà des trois A du Cœur, permet aux femmes en situation de vulnérabilité d’être repérées, d’être prises en charge en les remettant dans un parcours de soins coordonné avec l’implication d’un maillage territorial de professionnels de santé impliqués, des collectivités locales et de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie dans chaque ville étape.

 
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