Le 28 mai 2024, tout semblait parfait.
Une journée lumineuse, un tournage passionnant, une équipe bienveillante.
Directrice de la communication, je vis pleinement ce que j’aime : transmettre, créer, partager.
Seul bémol : tout au long de la journée, je suis essoufflée.
Rien d’alarmant, je pense, juste un peu de fatigue.
Je n’imagine pas que, silencieusement, mon cœur tire la sonnette d’alarme.
Le soir, en rentrant chez moi, une douleur sourde s’installe dans mon estomac, accompagnée d’une raideur dans le cou.
Je me sens submergée par une fatigue intense, comme vidée de toute énergie.
En me couchant, la douleur se propage : des élancements dans les bras, une oppression dans la poitrine, des coups de couteau dans l’estomac.
Fragile du système digestif, je crois à une crise d’acidité et demande à mon mari un cachet.
Mais la douleur ne passe pas.
Et à ce moment précis, quelque chose résonne en moi.
Je me rappelle que je suis les pages Agir pour le Cœur des Femmes et Claire Mounier-Vehier sur les réseaux sociaux.
J’y ai lu des témoignages de femmes qui décrivent des symptômes semblables : douleurs diffuses, essoufflement, fatigue inhabituelle…
Ces histoires m’ont marquée, sans que je sache qu’elles prendraient un jour tout leur sens pour moi.
En repensant à ces récits, une petite voix intérieure me souffle que ce que je ressens n’est pas normal.
C’est alors que mon mari, voyant les douleurs s’intensifier et mon visage se fermer, a le réflexe qui m’a sauvé la vie : il appelle le SAMU.
À l’hôpital, l’électrocardiogramme révèle une faiblesse cardiaque.
Puis la troponine confirme le diagnostic : je suis en train de faire un infarctus.
Le choc est immense.
À 47 ans, sans cholestérol, sans diabète, sans antécédent familial… comment cela peut-il m’arriver ?
Le lendemain, la coronarographie révèle une dissection spontanée d’une artère coronarienne — une maladie rare, qui touche surtout les femmes actives, souvent épuisées, parfois en parfaite santé apparente.
Je passe dix jours en soins intensifs, puis une semaine en cardiologie.
Pendant mon hospitalisation, tout remonte : la fatigue accumulée, le stress, le souffle court, la raideur du cou, cette impression d’être “vidée” depuis des semaines…
Autant de signaux que j’ai ignorés, comme beaucoup de femmes le font, par habitude, par devoir, par force.
Mon cœur, lui, n’a gardé aucune séquelle.
Mais cette épreuve m’a profondément transformée.
J’ai appris à m’écouter, à ralentir, à respirer.
J’ai repris la marche, la danse, le yoga.
J’ai apprivoisé la peur, retrouvé la confiance.
Et surtout, j’ai compris qu’aimer la vie, c’est aussi prendre soin de soi.
Aujourd’hui, je reste une passionnée — de mon métier, des projets que je mène, des gens que j’aime.
C’est ma nature. Je ne sais pas faire les choses à moitié, ni vivre au ralenti.
Mais désormais, je sais reconnaître les signaux.
Je sais que la santé n’est pas négociable, même pour les plus passionnées d’entre nous.
Alors si je témoigne, c’est pour alerter toutes les femmes. Écoutez-vous. Ne banalisez jamais une douleur, une fatigue inhabituelle, une gêne inexpliquée. Parce que les symptômes annonciateurs d’un infarctus chez la femme sont souvent discrets : une douleur d’estomac, une raideur dans le cou, un essoufflement, une lassitude anormale…
Ce jour-là, mon cœur ne s’est pas brisé.
Il m’a simplement parlé autrement.
Et depuis, j’ai appris à l’écouter — vraiment. ❤️
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