« Le contexte familial m’a amené à avoir un suivi cardiologique à titre préventif. En effet, à l’âge de 46 ans mon père a fait un AVC, suivi d’une démence artériopathique, il est décédé depuis. Ma mère aurait dû avoir un triple pontage et souffrait de la maladie d’Alzheimer. Malheureusement, elle est décédée avant d’avoir eu son intervention. Mon frère ainé, très sportif, a subi un triple pontage coronarien (opération à cœur ouvert). Mon deuxième frère a eu deux accidents ischémiques (AIT), et avait de plus en plus de mal à marcher. On lui a posé sept stents.
Il me semblait donc normal de faire un dépistage, même si je ne présentais absolument aucun symptôme. Je me sentais donc plutôt confiante et tranquille car, contrairement au reste de la famille, j’avais un mode de vie sain et une alimentation équilibrée.
Mon cardiologue m’a fait faire un bilan complet. La coronarographie a révélé que mes coronaires étaient obstruées à plus de 70 % et que j’étais donc à haut risque.
Dans les deux semaines qui ont suivi, on m’a posé trois stents. Là, j’ai eu peur.
Peur rétrospectivement de ce qui aurait pu m’arriver.
Mon cardiologue m’a expliqué que c’était génétique, d’où l’importance d’un bon suivi. Donc, il ne faut pas attendre de présenter des symptômes pour agir, après ce sera peut-être trop tard. »
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