« C’était pendant le confinement, j’ai ressenti des sensations bizarres. Je n’ai pas hésité à appeler le SAMU pour les décrire et on m’a dit que je faisais un infarctus… Heureusement, j’ai été prise en charge très vite, emmenée à l’hôpital et on m’a posé deux stents. Je suis ressorti au bout de quatre jours et je commence une réadaptation cardiaque. C'est une nouvelle vie qui démarre !
Il y a un vrai travail de prévention à faire, car je ne m’étais jamais posée de questions et je n’avais pas conscience des risques cardio-vasculaires. On ne s’en préoccupe pas tant qu’on n’y est pas confrontée… Je me sentais assez « invincible » car je n'ai jamais eu de problèmes de santé et nous avons des centenaires dans la famille, mon arrière grand-père 105 ans et ma grand-mère qui va fêter ses 107 ans dans quelques semaines…
Je me sentais bien, même mieux pendant le confinement qu'avant : moins stressée, plus détendue, avec plus de temps libre, j'ai pu profiter du beau temps, jardiner, faire du sport…
Avec mon accident cardiaque, j’ai pris conscience de ma situation : j'accumule tous les facteurs de risque. Maintenant, je me prends en main, je suis plus vigilante et à l'écoute.
Il faut que les choses changent et qu'il y ait une prise de conscience de la société sur les risques cardio-vasculaires chez les femmes. Celles-ci doivent s’écouter, prendre soin d’elles et se faire dépister régulièrement !»
Tout a commencé un jour de juin 2017 par un essoufflement assez important que j’ai mis au départ sur le compte de mon surplus de travail. Après de nombreuses hésitations, j’ai dû aller consulter un cardiologue au Centre Hospitalier de A. où je travaille comme aide-soignante. Après des [...]
Je m’appelle Clémence, j’ai 25 ans et je suis née prématurément à 7 mois avec une maladie génétique assez rare, « la Cardiomyopathie Hypertrophique », qualifiée aussi d’obstructive. Il s’agit du gêne Myh7 (chaîne lourde de la myosine) détecté chez moi, qui en est l’ultime [...]
Je prenais la pilule oestroprogestative, depuis mes 16 ans pour de l'acné, que j'ai continué à m'auto prescrire. Je n’avais pas le temps de voir une gynécologue, ayant trop de travail et les enfants à gérer. Je n’avais pas d’antécédents particuliers, en dehors d 'une [...]