Christine raconte l’histoire de sa fille Céline.
« Céline a parlé très tôt, à 11 mois. En maternelle, elle a été diagnostiquée HPI et pressentie par sa maîtresse pour sauter une classe. Elle a fait un parcours scolaire sans faute. Après son école de commerce, elle se passionne pour la mode et travaille dans le marketing. Elle voyage beaucoup pour son travail et elle est très stressée, constamment sous pression, avec notamment un supérieur hiérarchique qui la sollicite sur ses jours de repos.
Un soir, elle se plaint de douleurs au ventre et décline une invitation à sortir avec l’une de ses amies. Elle évoque une semaine de travail épuisante.
Le lendemain, son ami la découvre inanimée chez elle, allongée sur le sol près de sa salle de bain… Elle est décédée à 37 ans, seule chez elle. Le rapport d’autopsie révèle une mort naturelle due à un infarctus.
Céline fumait et prenait la pilule. Lors des fêtes de Noël, elle nous avait annoncé qu’avec son ami, ils voulaient devenir parents.
Elle était une personne solaire, aimant la vie, la musique, à l’écoute, généreuse, soucieuse du bien-être des autres, fidèle en amitié. Elle souhaitait quitter Paris à terme et venir s’installer au pays basque, où elle avait beaucoup d’amis.
Elle me manque terriblement. »
La contraception avec oestrogènes de syntèse, plus le tabac et le stress, sont des facteurs de risque d'infarctus de la femme jeune. Ils activent la formation de caillots. Le stress favorise également la survenue de la dissection coronaire, une pathologie quasi exclusivement féminine. Les douleurs décrites font partie des symptômes de la femme en rapport avec le territoire de l'artère malade.
J’ai vécu un grand choc lors de la naissance de ma fille il y a sept ans. C’était mon deuxième enfant, le premier accouchement s’était déroulé parfaitement, je n’avais pas de crainte particulière. J’avais travaillé jusqu’à deux semaines du terme et j’étais plutôt fière de ma [...]
A 70 ans, en pleine forme, loin de moi l'idée d'être un jour diagnostiquée "personne en insuffisance cardiaque" (cardiomyopahie dilatée). Je reviens de loin.... C'est pour moi le seul organe auquel je ne pensais pouvoir être touchée. Jusque-là ma condition physique ne me posait [...]
« Je n'ai pas eu de douleur dans la poitrine quand j’ai fait mon infarctus. J’avais des douleurs gastriques au creux du sternum, je pensais que c'était une mauvaise digestion. J’ai aussi eu mal au milieu du dos, je pensais à mes vertèbres, qui m’avaient déjà fait souffrir. Je [...]