Il y a trois ans, je ressens une douleur régulière vers l’omoplate gauche. Elle disparaît lorsque je mets de la crème antiinflammatoire. Rien d’alarmant. Puis je commence à avoir des picotements lorsque je monte des escaliers. Je consulte mon médecin, qui me fait faire un dosage de troponines, pour me rassurer.
Pour lui, je suis trop jeune pour un problème cardiovasculaire. Je fais 5h de sport par semaine, je ne fume pas, je ne prends pas de pilule, etc.
Le jour même de la prise de sang, le laboratoire m’appelle en me demandant d’aller tout de suite aux urgences. Je quitte mon travail et j’y vais immédiatement.
On me fait un électrocardiogramme et une échographie cardiaque, qui sont parfaits. Mais la coronarographie révèle deux artères bouchées, dont une à 99 %.
C’est un infarctus. Tout s’enchaîne très vite, on me pose deux stents, puis je passe deux nuits en réanimation. Je suis passée à 1 % de la mort...
Les raisons de l’infarctus ? Au-delà des antécédents familiaux et du stress, pas d’explication particulière.
Dans les six semaines qui suivent, malgré le fait d’avoir été sauvée,je me sens morte à l’intérieur. Tout est remis en question, mon couple, mon travail, etc. On ne parle pas souvent de la dépression postinfarctus et on ne nous propose pas forcément de suivi psy, c’est dommage.
Ensuite, je passe six semaines en rééducation cardiaque. J’en attends beaucoup, car j’ai besoin de partager avec des gens qui ont vécu la même chose. Je me sens enfin comprise…
Dans le groupe de rééducation de 15 personnes, nous étions 3 femmes entre 30 et 40 ans ! Preuve que cela arrive aussi aux femmes jeunes…
J’ai la chance de rencontrer des gens formidables, avec lesquels des liens forts se créent. Et l’homme avec qui je refais ma vie depuis presque trois ans. Il est là à la suite d’un infarctus « jeune », à la veille de ses 50 ans. Lui non plus ne comprend pas pourquoi il a eu cela, ce qu’il fait là.
J’ai fait de la rééducation pour tenter d’avoir des réponses médicales au « pourquoi moi ? » Je ne les ai pas eues…
Mais maintenant, j’aime à penser que j’ai fait un infarctus pour rencontrer l’homme de ma nouvelle vie ! Et cette réponse apaise les blessures psychologiques d’un tel événement.
Je voulais juste témoigner pour dire qu’effectivement, cela n’arrive pas uniquement aux autres, aux personnes en mauvaise santé et aux hommes.
Le docteur A…, médecin urgentiste nous raconte la terrible histoire de Christine, 46 ans, et nous relaie le témoignage de son fils, qui souhaite alerter toutes les femmes qui ne prennent pas assez soin d’elles. 1h28 : un appel de détresse parvient au SAMU. « Venez vite, c’est urgent, ma [...]
Je m’appelle Pascale, j’ai 49 ans, j’habite à Villeneuve d’Ascq. Je ne fume pas, je ne bois pas, je ne vapote pas, je mange... Je suis en stress, angoisse permanente, usée, fatiguée non, épuisée. Le tout lié à mon histoire de vie personnelle et surtout professionnelle. Mon corps [...]
« C’était pendant le confinement, j’ai ressenti des sensations bizarres. Je n’ai pas hésité à appeler le SAMU pour les décrire et on m’a dit que je faisais un infarctus… Heureusement, j’ai été prise en charge très vite, emmenée à l’hôpital et on m’a posé deux stents. Je [...]