Dépression, stress et anxiété majorent ce risque, souvent sous-estimé chez les femmes.
La santé mentale constitue un déterminant majeur de la santé cardiovasculaire des femmes. La dépression est associée à un doublement du risque d’événements cardiovasculaires, notamment d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral. Le stress chronique participe à l’activation de mécanismes inflammatoires, neuroendocriniens et autonomiques impliqués dans la physiopathologie cardiovasculaire. Chez les femmes, ces atteintes restent souvent sous-diagnostiquées en raison de présentations cliniques plus atypiques.
La dépression, l’anxiété et le stress favorisent également des comportements délétères – tabagisme, sédentarité, moindre observance thérapeutique – qui contribuent à l’aggravation du pronostic cardiovasculaire. Certaines périodes de vulnérabilité hormonale, comme la grossesse ou la ménopause, représentent des moments charnières au cours desquels les troubles psychiques peuvent amplifier la susceptibilité cardiovasculaire.
Identifier précocement les troubles de santé mentale constitue ainsi un levier majeur de prévention. Une approche intégrée associant cardiologues, médecins généralistes et professionnels de santé mentale est indispensable pour réduire le fardeau cardiovasculaire chez les femmes et améliorer durablement leur qualité de vie.
Agir pour le cœur des femmes œuvre pour mieux dépister, alerter et orienter précocement les femmes, en intégrant pleinement la santé mentale dans la prévention cardiovasculaire.
Le stress augmente significativement le risque d'infarctus ou d'AVC. Chronique, il favorise les dépôts de plaques d'athérome dans les artères et les troubles du rythme cardiaque. Aigu, il peut provoquer un tako-tsubo ou syndrome du cœur brisé... Le cœur des femmes est encore [...]
A la ménopause, de nombreuses femmes souffrent de troubles associés à la baisse des oestrogènes, qui peuvent fortement affecter leur qualité de vie. Certains sont bien connus, comme les bouffées de chaleur, les sautes d’humeur, l’irritabilité, les troubles du sommeil ou la fatigue. [...]
A travers trois visuels choc, Agir pour le Cœur des Femmes rappelle que les maladies cardio-vasculaires restent la première cause de mortalité des femmes en France avec 200 décès par jour. «L’arrêt cardiaque n’est que la conséquence d’une maladie sous-jacente, qui peut être [...]