La nouvelle édition de l’ONSF d’Agir pour le Cœur des Femmes illustre une triste réalité : chaque année en France, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à mourir d’une maladie cardiovasculaire.
Les raisons de cette inégalité sont clairement établies : des facteurs de risque présents et pourtant ignorés, des déficits de prise en charge, une sensibilisation qui doit encore faire du chemin, tant auprès des femmes que des professionnels de santé.
Un constat alarmant
9 femmes sur 10 présentent au moins deux facteurs de risque cardiovasculaire
La moitié cumulent en plus deux facteurs gynéco obstétriques
Près de 2/3 des femmes présentent des symptômes d’alerte cardiovasculaire (palpitation, essoufflement, douleur thoracique, malaise …)
La moitié cumulent en plus deux facteurs gynéco obstétriques
6 femmes sur 10 sont en surpoids ou obèses
1 femme sur 8 présentent une anomalie à l’ECG (trouble du rythme ou de la conduction, séquelle d’infarctus du myocarde, hypertrophie du ventricule gauche…)
4 femmes sur 10 présentent une anomalie au doppler des troncs supra aortique, et/ou de l’aorte abdominale et des artères des membres inférieurs (plaques de cholestérol ou sténose athéromateuse)
Une prise en charge pas à la hauteur du risque encouru par les femmes
8 femmes sur 10 n’ont pas de suivi cardiovasculaire alors que 36 % d’entre elles ont déjà fait un accident cardio-vasculaire
4 femmes sur 10 n’ont pas ou plus de suivi gynécologique et cela concernent principalement les jeunes femmes de moins de 25 ans ou celles de plus de 65 ans.
1 femme sur 3 qui participe au dépistage nécessite un suivi structuré cardiovasculaire ou gynécologique
L’hypertension qui reste très mal dépistée chez la femme : 1 femme sur 2 a des chiffres tensionnels élevés, et seulement 1 sur 5 est traitée.
Les facteurs socio-psychologiques qui aggravent le risque cardiovasculaire
1 femme sur 5 affirme être victime de violences morales ou physique (1 sur 4 en 2025) lors de l’entretien confidentiel avec la gynécologue ou la sage-femme.
66,2% des femmes rapportent un excès de stress et/ou avoir ou avoir eu une dépression traitée.
La prise en charge des femmes doit être globale et ne pas se limiter au seul risque biologique.
L’Observatoire National de la Santé des Femmes est produit par Agir pour le Cœur des femmes en partenariat avec les équipes médicales et biostatistiques du CHU de Lille.
Les dossiers médicaux analysés concernent des femmes âgées de 15 à 85 ans. L’âge médian se situe à 57 ans, avec un pic de participation entre 55 et 69 ans soit la tranche population prioritaire pour le dépistage.
Dans cette population de femmes à haut risque cardiovasculaire, le Bus du Coeur des Femmes et les Journées du Coeur des Femmes, constituent des opportunités indispensables pour réduire la perte de chance face à la maladie.
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